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Confinement: le stress post-traumatique chez les enfants. Les accompagner grâce à la sophrologie.

Mis à jour : avr. 17


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Le stress et l'absence de socialisation ont laissé des séquelles à certains enfants, qui risquent d'être durablement marqués par cette période troublée. Une étude menée par le CHU de Toulouse a confirmé " les enfants de 8 à 15 ans peuvent présenter des signes précurseurs de stress post-traumatique à la suite du confinement ". "A la fermeture des écoles, les enfants ont vu leur routine habituelle, leurs activités, leurs modalités d'enseignement et leurs relations sociales être complètement modifiées", note le CHU de Toulouse. "Ils sont aussi plus exposés à de grandes quantités d'informations sur la pandémie via les médias et à un haut niveau de stress et d'anxiété des adultes qui les entourent."


Quels sont les signes d’un stress post-traumatique chez l’enfant ? Voici la situation d’Emilie 10 ans, qui a changé de comportement depuis le début du confinement. « Chaque soir, ça recommence. Émilie est à l'affût de ces petits bruits qui, dehors, troublent le silence de la nuit. Allongée dans son lit, la petite fille de 10 ans écoute, apeurée, le moindre bruissement venu de l'extérieur, sans parvenir à trouver le sommeil. Jusque-là, les frayeurs nocturnes pourraient paraître presque banales. Mais les journées de la fillette ne sont pas plus apaisées. Des tocs sont venus envahir son quotidien. Dès qu'un de ses parents quitte la maison, Émilie guette, avec angoisse, son retour. Et si c'est elle qui sort, elle ne peut se débarrasser de cette impression qu’il y a un danger invisible qui peut s’emparer d’elle et la rendre menaçante pour ses parents » A la suite du confinement,  la jeune fille a développé une angoisse chronique, une crainte de ce qui pourrait arriver de l’extérieur, la peur de la contamination pour ses parents lorsqu’ils sortent, mais aussi celle d’être contaminée et d’être contaminante.

Depuis la réouverture du cabinet, je reçois de nombreux enfants dont des changements de comportements ont débuté durant le confinement: crise de colère, crise de panique, jalousie envers les frères et sœurs, crainte de l'abandon... - Chez l’enfant, le premier signe du stress se traduit généralement par un changement soudain de comportement. Il devient subitement irritable, agressif, montre de la nervosité ou au contraire, il devient plus inhibé, se mettant à bouder dans son coin alors qu’il n’avait pas l’habitude de le faire avant. Un changement brusque d’attitude et/ou de tempérament qui peut mettre la puce à l’oreille. - Puis l’enfant va commencer à se dévaloriser, à se dénigrer, à porter sur lui-même un jugement dégradé. Il se trouve nul et dit qu’il n’arrivera à rien. Il n’est pas rare que le stress se manifeste en outre par des difficultés de concentration : parce que son anxiété mobilise beaucoup d’énergie, il a du mal à focaliser son attention. - Parallèlement, les signaux psychosomatiques sont aussi fréquents chez les enfants stressés. Comme chez les adultes, le ventre est souvent le siège de l’anxiété : douleurs abdominales, nausées, troubles digestifs… - Certains enfants se plaignent parfois de maux de tête, de fatigue. Chez ceux qui souffrent de maladies chroniques (asthme, eczéma), on observe généralement une aggravation des symptômes. - Des douleurs physiques, sans explications biologiques, ne doivent pas être minimisées, Car elles sont bien réelles. Même si l’on ne parvient pas à expliquer pourquoi, l’enfant souffre vraiment. C’est son corps qui s’exprime pour lui. - Des troubles du sommeil et de l’endormissement (cauchemars, peur du noir ou des voleurs) ou des troubles de l’alimentation (perte d’appétit, ou, à l’inverse, compulsions alimentaires) peuvent aussi se manifester. - Enfin, il arrive aussi que le stress s’accompagne de comportements régressifs chez les enfants (besoin de lumière pour s’endormir, pipi au lit, volonté de sucer son pouce ou de boire au biberon…) et de l’apparition, ou réapparition de tics (clignements des yeux, ongles rongés, balancements, tortillements de cheveux…) mais aussi ils peuvent commencer à pleurer plus souvent qu’auparavant, être effrayés plus souvent et être plus "collants".


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La sophrologie une aide précieuse pour les enfants La sophrologie constitue une excellente réponse à ces divers troubles chez l’enfant. Elle s’adresse à tous, dès l’âge de 5 ans, parfois plus tôt en fonction de leur maturité. Avant cet âge, il s’agira plus de relaxation que de sophrologie pure, tout aussi bénéfique pour les plus petits.  Chez le jeune enfant, elle sera utilisée sous une forme ludique et son imagination est mise à profit à chaque exercice. Ces techniques de sophrologie adaptées, initient l’enfant au contrôle de sa respiration, de ses rythmes corporels, de ses mouvements et de son esprit. Il est envahi par un bien-être nouveau. L’enfant découvre son corps, prend conscience de sa place et apprend à identifier et reconnaître ses tensions internes et externes afin de les éliminer. Au travers d’exercices ludiques simples, il renforce son équilibre à l’intérieur de son corps, acquiert la maîtrise des mouvements, ce qui lui permet de renforcer sa confiance en ses propres possibilités, et ainsi renforcer sa personnalité. L’enfant comprend très vite qu’on ne pratique pas pour gagner quelque chose, mais pour « se sentir bien », pour « faire le calme ». La respiration lui permet d’acquérir des outils d’autonomie, des automatismes de détente et de lâcher-prise, qu’il est invité à réutiliser quand il en ressent le besoin. Des moments d'expression par la parole et/ou le dessin vont permettre à l'enfant d'enrichir le vocabulaire des émotions et va lui faire prendre conscience de l'utilité de les exprimer afin de se libérer de ces "maux". Des exercices adaptés aux enfants L’imagination des enfants étant très fertile, il est facile de transposer les exercices de relaxation dynamique en utilisant des images.  La respiration abdominale devient alors un exercice de gonflage et de dégonflage d’un ballon, ou alors on imagine un bon gâteau au chocolat que l’on sent avec envie et ensuite on souffle doucement dessus parce qu’il est encore trop chaud… J’ai pour habitude de donner des noms aux exercices que j’effectue avec les enfants. Ils les retiennent plus facilement et cela crée une alliance entre nous. J'utilise également des contes sophrologiques lors de mes séances. Les enfants vivent une difficulté à travers l'histoire du personnage et avec lui ils trouvent la solution pour vivre plus sereinement cette situation. Une solution à présent réutilisable dans leur quotidien. 


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